TraAM 2011-2012

Permettre aux élèves de construire leur démarche de veille numérique : synthèse des travaux académiques

, par Dominique Droniou

Le thème de l’année :

Permettre aux élèves de construire leur démarche de veille numérique : apprendre aux élèves à élaborer et mettre en place une stratégie de veille numérique en adéquation avec leur projet de travail

En préambule à une réflexion sur le sujet, deux définitions de la veille :

• « Activité continue en grande partie itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial,… pour en anticiper les évolutions » (AFNOR)

• « La veille informationnelle est l’ensemble des stratégies mises en place pour rester informé, en y consacrant le moins d’effort possible en utilisant des processus de signalement automatisés » (J.P. Lardy)

Pour la 3e année consécutive, l’académie de Versailles (ainsi que huit autres académies) a participé en 2011-2012 aux TraAM documentation, intéressée par ce thème novateur et encore inexploré proposé par la DGESCO.

Le groupe était composé de six professeurs-documentalistes (trois en collège et trois en lycée), des trois IA-IPR EVS chargés du dossier documentation et de la coordinatrice des documentalistes de l’académie, référente académique et IANTE. Chaque membre du groupe est associé à un binôme d’une autre académie avec lequel il mutualise son travail.
Cinq réunions, entre novembre et juin, ont permis des échanges et un suivi réguliers.

Cette synthèse met en évidence un certain nombre de remarques générales et présente l’ensemble des scénarios expérimentés au cours de l’année.

Remarques générales :

  • Le sujet proposé cette année, peu exploré encore par les enseignants et bien sûr totalement nouveau pour les élèves, n’était pas facile en raison des notions complexes à aborder.
  • Les consignes données par la DGESCO, n’ont pas toujours été, semble-t-il, relayées de la même façon par les référents, ce qui parfois gênait la mise au travail des binômes.
  • L’arrivée un peu tardive de notre académie dans le dispositif, sans réflexion en amont, a obligé le groupe à se rallier à des projets déjà formulés. Cela a été ressenti comme une forme de contrainte par les participants qui ont parfois opté pour un sujet parce qu’il n’avait pas été choisi par une autre académie.
  • Du coup, il n’a pas été facile pour certains de trouver un binôme dans une autre académie. Ils ont parfois été obligés de changer, ce qui a entrainé du retard dans l’expérimentation, un décalage dans le temps difficile à maitriser et peu favorable à une réelle collaboration. Les séances n’ont pu toujours être testées par les binômes.
  • Cependant les six professeurs-documentalistes, volontaires et non désignés, se sont impliqués dans cette réflexion avec dynamisme. Des réunions régulières (nous avons pu en tenir cinq) ont permis d’échanger autour des expériences et d’assurer un suivi régulier.
  • L’ensemble des participants regrette le manque de temps avec les élèves (entre une heure et trois heures selon les cas) pour mettre en place un apprentissage vraiment profitable, et donner l’envie aux élèves de s’emparer de cette démarche de veille pour la réinvestir dans d’autres situations pédagogiques ou personnelles.
  • L’intérêt de cette démarche de veille semble plus évident en lycée et sans conteste avec les BTS. Les outils ne sont pas toujours adaptés pour le collège et surtout la veille requiert des compétences info-documentaires pas toujours maitrisées par de jeunes élèves (notion de source, de besoin d’information). Cependant les professeurs-documentalistes de collège pensent que cela peut être profitable aux collégiens dans certaines occasions. C’est plus le sujet de veille qui est déterminant.
  • Le nombre de thématiques proposées était trop important. Une limitation des sujets serait plus favorable à une réflexion plus approfondie, à plusieurs au sein d’une même académie.
  • Les participants ont regretté cette année de ne pas assez construire ensemble au sein de l’académie. Cela met en évidence la difficulté de travailler à la fois au sein de l’académie et de construire avec les autres académies. La réelle construction collaborative de scénarios est très difficile à mettre en place. Ne faudrait-il pas plutôt partir d’objectifs communs, de concepts info-documentaires bien définis avec un binôme, construire chacun de son côté un scénario adapté à une situation, à des élève donnés puis échanger avec l’autre académie en comparant les scénarios mis en place.
  • Les professeurs de discipline associés à ce travail ont été très intéressés par cette démarche et la découverte de ces outils de veille et de curation. Cependant, pas assez impliqués, ils ont rarement suivi la veille des élèves qui l’ont plus ou moins abandonnée en cours de route, faute de relance.
  • Malgré ces difficultés de mutualisation, tous les participants reconnaissent que la participation aux TraAM leur a permis d’expérimenter dans un domaine peu exploré. Ils en ont tiré grand profit et se projettent sur des actions à mener l’année prochaine.
  • Le groupe suggère, pour les autres années, que le sujet proposé pour l’année suivante soit décrypté en dernière réunion de référents afin que toutes ses dimensions soient clairement perçues par les académies ensuite. Serait-il possible également que la DGESCO dresse une sorte de typologie de toutes les situations pédagogiques testées dans l’année, regroupées par niveaux de classe et par disciplines par exemple avec les outils de veille utilisés, ce afin de donner des idées aux professeurs-documentalistes, dans les académies ?
  • Afin d’associer les documentalistes de l’académie à cette expérimentation, la veille sera un sujet de réflexion proposé dans les bassins par les IA-IPR pour l’année prochaine, l’occasion de présenter ce qui a été fait dans le cadre des TraAM et d’inciter les collègues à expérimenter et mutualiser.

Présentation des projets et des bilans inter-académiques

Projets et bilans inter-académiques

Voir en ligne : Lire également la présentation des scénarios pédagogiques

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